Dans ce glossaire des définitions de termes de la fortification utilisés lors des visites du Fort.

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Batterie

Groupement de pièces d’artillerie / Emplacement aménagé pour recevoir un groupe de pièces d’artillerie tirant dans une direction donnée.

Croquis de la batterie de Lessivas ou Lessignas
Croquis d’exécution de la batterie de Lessignas

Calibre

Le calibre d’une bouche à feu désigne le diamètre intérieur (l’âme) du tube du canon. Par exemple le « canon 155 mm de Bange » a un diamètre de l’âme de 155 millimètres. Mais c’est aussi le rapport entre la longueur du tube et le diamètre intérieur du tube d’une bouche à feu. (Un canon de 100 mm si son tube mesure 7 m , –> 7000/100 = 70, est dit de 70 calibres,)

canon 155 mm de Bange  illustrant la notion de calibre
Calibre : le « canon 155 mm de Bange » a un diamètre de l’âme de 155 millimètres.

Caponnière

Ouvrage, placé coté intérieur du fossé, percé d’ouvertures permettant aux armes à feu individuelles et à de la petite artillerie de défendre les fossés. Elle est dite «simple» ou «double» en fonction d’un ou deux fossés à protéger. Étymologie : XIVe siècle, en latin médiéval le terme de caponaria, dér. de cappone (chapon) signifiant « cage où l’on engraisse les chapons ». Utilisé comme terme militaire italien au XVIIe siècle« cap(p)oniera ».

Caponnière du Fort de Bron avec vue sur les fossés et le mur de contrescarpe.
Caponnière du Fort de Bron

Casemate

Local voûté capable de résister aux projectiles d’artillerie. Les casemates passives sont destinées à abriter la troupe ou du matériel et les casemates actives protègent les armes de tir. Étymologie : du grec «khasmatos» (gouffre), de l’italien «casamatta».

Casemate-logement du Fort de Bron de la cour du Parados
Casemate – logement de la cour du parados du Fort de Bron

Casemate à tir indirect

Une casemate à tir indirect est un local voûté résistant aux projectiles d’artillerie, destiné à être armé de mortiers ou de canons pouvant effectuer des tirs courbes c’est-à-dire sans voir l’objectif lors du tir. Elle est également appelée « casemate à feux courbes »

Casemate à tir indirect avec ouverture permettant le tir courbe.
Casemate à tir indirect

Caserne

Bâtiment permettant le logement des troupes. Au Fort de Bron, la caserne est fractionnée en deux bâtiments, l’un est affecté en majorité à la troupe et à différents magasins (caserne du Cavalier), l’autre aux logements des officiers, à l’infirmerie, aux locaux de commandement, etc… (caserne du parados) Étymologie : du latin castra.

Casemates logements de la cour du cavalier montrant la façades avec les ouvertures des chambrées au premier étage
Caserne du Cavalier du Fort de Bron (logement de la troupe à l’étage)

Cavalier

Élément de fortification  constitué par une élévation de terre formant une plate-forme située en position dominante du fort sur laquelle on place des pièces d’artillerie. Au Fort de Bron, le cavalier est situé en grande partie au dessus de la caserne nommée pour cette raison « Caserne du Cavalier ».

Maquette montrant les directions de tirs des canons placés sur le cavalier, élévation de terre du Fort de Bron.
Maquette du Fort de Bron – Emplacement du Cavalier

Chambrée

Dans un bâtiment militaire, la chambrée désigne le local utilisé par les soldats comme lieu de vie et de dortoir.

Casemate logement utilisée pour une chambrée de la troupe du Fort de Bron
Chambrée – Casernement du Cavalier du Fort de Bron

Chemin de ronde / chemin des rondes

Passage étroit placé au sommet de l’escarpe, permettant de faire le tour du Fort. A l’abri du mur d’escarpe, il assurait la surveillance des abords et en particulier des fossés.

Chemin de ronde bordé par le mur d'escarpe percé par les meurtrières.
Chemin des rondes du Fort de Bron protégé par le mur d’escarpe

Contrescarpe

Côté extérieur du fossé du fort. Au Fort de Bron, il est revêtu d’un mur de soutènement.

Mur de contrescarpe du Fort montrant les décharges en berceau et le remplissage en pierre du mur de masque.
Mur de contrescarpe du fort de Bron

Escarpe

Côté extérieur du fossé du fort, revêtu d’un mur de soutènement.

Mur d'escarpe vu des fossés du Fort de Bron.
Mur d’escarpe du fort de Bron

Fossé

Tranchée large et profonde creusée de manière continue autour de la fortification.

Fossés du Fort de Bron montrant sur les cotés le mur d'escarpe et le mur de contrescarpe.
Fossé du Fort de Bron

Fossé diamant

Petit fossé  (de forme anguleuse d’où l’image d’un diamant taillé) situé en avant des caponnières évitant que les débris de maçonnerie provoqués par les tirs ennemis ne viennent obturer les ouvertures de l’ouvrage fortifié.

Fossé diamant à la base de la caponnière du Fort de Bron.
le fossé diamant

Gargousse

Enveloppe contenant la charge propulsive d’artillerie (poudre noire)  remplacée vers la fin du XIXe siècle par les douilles métalliques.

Reconstitution d'une gargousse, photo réalisée au musée du fort de Comboire.
Gargousse d’un canon 155 L

Glacis

Talus  aménagé en pente douce en  avant de la fortification dégageant le champ de vision des défenseurs et n’offrant pas d’abri aux agresseurs.

Latrines

Lieu d’aisance. Au Fort de Bron, les latrines sont munies de sièges à la turque facilitant le nettoyage. Elles se déversent dans une fosse enterrée.

Latrines du Fort de Bron montrant les sièges à la turque.
Latrines du Fort de Bron

Locaux disciplinaires ou locaux de punition

Locaux (salle de police et cellules) utilisés pour mettre à l’isolement un militaire suite à une punition.

Les locaux disciplinaires ou locaux de punition du Fort de Bron montrant les entrées vers les cellules individuelles et la salle de police.
les locaux disciplinaires ou locaux de punition du Fort de Bron

Manutention

La manutention désigne l’ensemble des locaux en relation avec la fabrication et le stockage du pain. Il regroupe le fournil où se trouvent le(s) four(s) et la paneterie, lieu de stockage du pain avant sa consommation.

Le fournil de la boulangerie du Fort de Bron avec ces deux fours.
Le fournil et ses deux fours

Magasin à poudre

Local permettant de garder la poudre avec un maximum de sécurité.

Coupe au niveau d'un magasin à poudre d'un Fort Séré de Rivières.
Coupe au niveau d’un magasin à poudre

Mélinite

Explosif mis au point par Eugène Turpin en 1885 remplaçant la poudre noire

Parados

Massif de terre disposé derrière les batteries protégeant les défenseurs contre les attaques de revers (dans « le dos » des défenseurs). Au Fort de Bron, des locaux sont installés en dessous.  

Dessus du Parados du Fort de Bron recouvrant les casemates logements.
Parados du Fort de Bron – cheminées du casernement de la cour du Parados

Parapet

Massif de terre placé au sommet d’un cavalier pour protéger les pièces d’artillerie ou le personnel des tirs ennemis.

Ravelin

Ouvrage extérieur affectant la forme d’un triangle, placé face à l’entrée du  fort dans le but de la protéger,.

Glossaire T

Le ravelin du Fort de Bron montrant sa porte accessible par un escalier métallique amovible.
Ravelin du Fort de Bron

Saillant

Angle d’une fortification. Les saillants sont dénombrés en sens horaire depuis l’entrée du fort.  

Un saillant du Fort de Bron vu des fossés.
Un saillant du Fort de Bron

Tir indirect

Tir réalisé sans voir l’objectif à atteindre avec une trajectoire du projectile formant  une courbe.

Traverse-abri

Élément de la fortification formé par un abri construit en maçonnerie dans une traverse, (massif de terre séparant deux plateformes de tir). L’abri peut communiquer avec les plateformes d’artillerie situées de part et d’autre grâce à des passages voutés appelés « bras de traverse ».

Façade maçonnée à l'arrière d'une traverse-abri du Fort de Bron, la traverse-abri  est recouverte  par une masse de terre.