Le Général Séré de Rivières en route vers le « Génie »

Après la défaite de 1870, le général Raymond Adolphe Séré de Rivières est nommé directeur du Service du génie au Ministère de la guerre, fonction qu’il remplit de 1874 à 1880. Remontons le temps et retrouvons les événements qui ont conduit le jeune Raymond Adolphe à choisir une carrière militaire et en particulier le Génie.

Origine du nom « Séré de Rivières »

Sa famille, appartient à la noblesse depuis le XVIIIème siècle. En effet, son arrière-grand-père Jean Séré est élu en 1723 comme capitoul de Toulouse, charge qui confère héréditairement la noblesse. Quelques années plus tard, il acquiert dans le Tarn la Baronnie de Rivières (Nom du village).

Jean Séré devient le baron de Rivières d’où le nom de la famille Séré de Rivières. Son père, Georges Séré de Rivières n’étant pas l’ainé, ne reçoit pas le titre de baron, il se fait appeler Chevalier de Rivières après avoir reçu la croix de Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint Louis.

La jeunesse du futur Général

Raymond Adolphe est le 4ème fils du Chevalier de Rivières, il nait à Albi le 20 mai 1815. Il passe les étés à Rivières dans la demeure familiale avant de revenir en hiver à Albi. Fort jeune, il manifeste sa volonté de rester à Rivières avec sa tante la baronne de Rivières. Celle-ci, nourrie des idées de Jean-Jacques Rousseau, va prendre en charge son éducation avec l’autorisation paternelle.
L’influence de sa tante parait déterminante. A 11 ans, il entre en 5ème au collège Stanislas à Paris, établissement de très bonne réputation en particulier pour mener à la préparation aux grandes écoles. Il s’y distingue en mathématiques. ll intègre 5 ans plus tard le collège Royal de Toulouse pour préparer Saint-Cyr. Dans les familles nobles, si on n’est pas l’ainé, une carrière militaire semble évidente.

Sur le chemin du « Génie »

A 18 ans, il est admis à l’école militaire de Saint-Cyr. Mais sa tante arrive à le convaincre de préparer l’entrée à l’école polytechnique, Choix étonnant pour une famille noble. Il a 20 ans lorsqu’il y est admis.

Deux ans plus tard, son classement de sortie ne lui laisse que peu de choix: 77ème sur 107. Les mines, les ponts et chaussées sont pris par les premiers, reste le Génie ou l’Artillerie. Il choisit le Génie, à 3 places près il ne lui restaient que l’Artillerie et quelques services publics.
Après 3 mois de congé, le voilà élève sous-lieutenant à Metz à l’école d’application de l’Artillerie et du Génie.

C’est le début d’une grande carrière.